Lucianna
IDENTITE
Lucianna, elle a oublié son nom depuis bien longtemps.
Féminin
Humaine
Barbare
23 ans
Le 12ème jour du Solarial 1383
Dans la grande ville Izalith du pays d'Alonia
Personne, à peine une civile
Aucun
Aucun
PERSONNALITE
Juste faire plaisir aux autres.
Ne demandez, ni ne la forcez pas à se mettre à nue. Elle a horreur de se retrouver sans vêtement, même lorsqu’elle est seule, même lorsqu’il faut la laver (car oui, elle ne sait pas le faire elle-même, mais ça … J’y reviendrais). D’ailleurs, la seule personne en qui elle a suffisamment confiance pour être nue, c’est son père et encore, elle ne sera pas fière. Mais ce n’est pas uniquement sa pudeur, elle a peur de la nudité des autres également. Et enfin, une dernière phobie, elle a peur du sang.
Vivre éternellement dans ce quotidien.
Lucianna est une femme qui a quelques … Problèmes psychologiques et moteurs. Pour commencer, il est très rare qu’elle affiche des émotions sur son visage ou dans son regard. Pourtant, c’est une femme qui a le regard qui balaie facilement les pièces à la recherche de choses intéressantes. De plus, elle présente un handicap, qui pour certains est une bénédiction : Elle est muette. Malgré sa froideur dans le faciès, c’est une gamine qui ne refusera jamais d’innocents marques d’affection, elle irait même parfois tendre les bras pour en offrir. Innocent dans le sens qu’ils ne vont pas à l’encontre de ses phobies. Personne ne l’a vu s’énerver, même si on l’humilie en public, si on s’acharne sur elle ou d’innocents inconnus. Si on joue sur ses phobies, elle va simplement se crisper et tenter de fuir, soit dans un coin, soit à l’extérieur. Sa peur du sang l’empêche de se montrer violente.
HISTOIRE
Avant de vous parler de ma fille, je vais vous parler de moi.
Je suis sa mère, Julianne Sitsurg, femme de Luce Sitsurg, un noble sage qui savait donner de bons conseils.
Notre fille est l’unique héritière de la famille Sitsurg, son père étant également fils unique. Nous avions beaucoup d’espoir à son sujet car lors de sa jeunesse, elle démontrait de bonnes capacités à réfléchir. D’ailleurs, dès qu’elle fut en âge d’apprendre, nous lui enseignions les valeurs qui nous furent importantes tel que la religion, l’écriture, la lecture, l’histoire. De nature frêle et d’une constitution fragile, elle sortait peu et jamais sous surveillance, dans une ville comme Izalith, le malheur peut arriver facilement.
Mais même là, nous n’étions pas assez préparé. On avait besoin de sortir de chez nous. Lucianna avait dû pressentir ce qui allait se passer car elle ne voulait pas quitter la demeure familiale. Nous avons dû la forcer à le faire. Mais sur le chemin de notre destination, des bandits, voleurs ou je ne saurais comment les appeler nous ont attaqué, nous demandant la fille, notre fille. Evidemment que nous avions refusé, il n’était pas question de l’abandonner comme ceci. Mais l’un des hommes sortit un couteau, me plaqua contre un mur en bois et me planta l’arme dans l’épaule. Un second assomma mon mari d’une droite bien sentie. Lucianna a tenté de nous défendre comme elle pouvait, mais une enfant de neuf ans face à des hommes, les chances furent trop légères et trop contre elle. Elle a sauté sur le dos de celui qui m’avait poignardé mais avant qu’elle ne puisse agir, il l’avait balancé contre un mur en pierre. Le choc avait dû être violent, car une marque rouge était resté sur la roche. Mais nos cris avaient alertés des miliciens qui vinrent nous défendre et prirent soin de nous ramener chez nous, portant ma fille et mon mari. Ma fille mit une semaine à se réveiller, mon mari un jour.
Je sentais que ma blessure me firent de plus en plus mal chaque jour, contrairement à ce que des soigneurs pouvaient dire. C’est au bout de la seconde semaine, alors que ma fille me regardait sur mon lit, le regard vide d’expression, me fixant comme un jouet animé, que les soigneurs déduisirent que cette lame n’était pas saine.
Cependant, il était trop tard pour moi. Ils connaissaient les remèdes et savaient qu’ils ne pouvaient pas me soigner maintenant avec.
J’allais mourir ici, sur mon lit. Mais la vie a continué pour ma fille. Mon mari eut la sagesse de ne pas se laisser abattre par le deuil et s’occupa de Lucianna, essayant de comprendre ce qu’elle avait. Elle ne parlait plus, réagissait peu mais mangeait correctement. De plus, elle qui était de constitution si faible, avait acquis une force déraisonnable, cassant de ses mains involontairement tout objet qu’elle prenait, sans se blesser. Mais ce qu’il le surprenait le plus était qu’elle gagnait en force qui pourrait faire trembler de peur des armoires à glace tout en conservant un physique féminin exceptionnel. Il s’est également aperçu que Lucianna n’est pas réellement devenu un “légume vivant”, vu qu’elle était capable de faire des choses simples, si ce n’est qu’elle ne pouvait plus se laver ou s’habiller. Mais il reste une étape, expliquant ses phobies. Elle aurait pu avoir peur des hommes, de la pierre, des armes blanches, de la violence, mais ce n’est rien de tout ça. Luce s’était refait une vie normale, en prenant encore plus soin de sa fille qu’il ne l’aurait fait avant le drame. Mais il fit une erreur. L’erreur d’avoir accepté de faire une fête hors de sa maison, un soir en compagnie de nouvelles personnes. Il s’était laissé guidé par ces personnes, ne se doutant de rien. Lucianna avait assisté à la fête, dans un coin en regardant tout le monde, lorsqu’un homme, qui visiblement avait trop bu, demanda son aide pour aller se coucher. Elle l’aida à s’allonger dans une chambre éloigné des festivités et souhaitait repartir directement ensuite, mais l’ivrogne lui demanda de le déshabiller afin qu’il puisse mieux respirer, ce qu’elle fit. Puis, sa troisième demande fut qu’il la rejoigne sur le lit.
Dans son innocence profonde, elle se laissa prendre au jeu et s’installa à côté. La pourriture profita de sa naïveté pour s’approcher, la prendre dans ses bras, arracher ses vêtements et commencer des obscénités. Elle hoqueta et eut un geste de réflexe. Elle frappa l’homme au visage si rapidement et avec tant de force, que la peau de la gorge se tendit et se déchira, puis ce fut les muscles et finalement, la tête entière finit par décrire un angle à 180°. Elle se mit à paniquer, à vouloir hurler mais sans y arriver. Pour la première fois depuis son état, quelque chose était lisible sur elle, la frayeur. Lucianna resta devant le corps qui croulait tandis que sa peau se teintait du rouge de son homicide. Elle finit par courir hors de la pièce, glissant par moment, sans avoir remis ses vêtements et se présenta dans la pièce où se tenait plusieurs dizaines de personne, avec l’odeur du sang et le visage rouge. Les invités s’arrêtèrent les uns après les autres afin de la regarder. Et son père finit par la voir. Il eut le bon réflexe de la couvrir immédiatement et de l’emmener loin d’ici pour la calmer. Bien évidemment, tous les autres voulurent l’arrêter, mais à l’air de la pauvre femme, ils comprirent qu’elle n’était pas assassin mais victime dans l’histoire. Plusieurs jours plus tard, des miliciens vinrent avec la volonté d’emmener notre fille, mais son père, toujours aussi sage, eut les mots pour obtenir leur confiance.
Désormais, si Lucianna doit sortir de la maison familiale, elle devra être accompagnée de son père ou d’un homme d’arme et ne devra en aucun cas disparaître de la vision de ces derniers.
POUVOIR
Comme je vous l’ai dis plutôt, Lucianna était d’une constitution frêle et à la santé fragile. Mais depuis l’accident, c’est comme si son corps avait produit tout ce qui lui manquait.
Désormais, elle est extrêmement forte et résistante, bien que sa morphologie puisse laisser paraître le contraire. Bien sûr, elle peut toujours être blessée par une lame ou une flèche, mais s’il devait y avoir un duel de pugiliste entre elle et un professionnel, elle le coucherait en un seul coup, tandis qu’elle ressentirait à peine les coups de son adversaire.
De plus, son corps guérit les blessures plus rapidement, sans être instantané. Si elle est blessée d’un coup qui devrait normalement se soigner en plusieurs semaines avec des soins, au bout d’une semaine et sans soin, l’état serait le même.
Par contre, si l’on tente de la soigner, le corps rejettera les aides et mettra plus de temps qu’une personne lambda. Un dernier facteur joue aussi. C’est celui de son ressenti intérieur. Si son moral est à plat, ce qui arrivera facilement si elle devra être blessée, elle mettra jusqu’à deux fois plus de temps à guérir qu’un humain normal.

